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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 17:43

Parmi les vertus que le musulman tire des enseignements de sa religion et de la bonté de l’Islam figurent l’altruisme et l’amour du bien. Toutes fois qu’il a l’occasion d’en témoigner il n’hésite pas à le manifester.

Que de fois il reste sur sa faim pour donner à manger aux autres et que de fois il meurt de soit pour étancher celle des assoiffés. Quelquefois il se sacrifie pour les autres, ce qui n’est pas étrange de sa part, lui qui est pénétré d’idées sublimes et imprégné de bonté et d’amour !

- C’est l’onction du Créateur ! Quel autre que Dieu, saurait donner meilleure onction ?      (2- La vache- 138)

En se conduisant de la sorte, le musulman ne fait que suivre le chemin des vertueux, nos prédécesseurs, qui ont acquis la félicité et que Dieu a comblés de louange quand Il dit :

- Ils donnent la préférence aux autres, fussent-ils eux-mêmes dans la gêne. Bien heureux sont ceux qui se gardent de l’avarice !           (59- L’exode- 9)

Tous ces nobles caractères jaillissent de la sagesse du Prophète (sws), ou sont inspirés de la profusion de la miséricorde divine. Ces vertus sont renforcées et gagnent en noblesse chez le musulman au souvenir des hadiths tels que :

- Nul ne peut être croyant, tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même.

Ou ce verset (déjà cité) : « Ils donnent la préférence aux autres fussent-ils eux mêmes dans le besoin. »

Ainsi se développe et se fortifie en lui, le sentiment de vouloir le bien et de préférer les autres à sa compagne, à ses enfants et à lui-même.

Un tel homme, passe toute sa vie attaché à Dieu. Sa langue ne cesse d’être tendre par son invocation et son cœur tout épris d’amour pour lui !

S’il promène sa pensée de par l’univers, il en tire des leçons, ou il lui vient à l’esprit des versets, tel que celui-ci :

- Ce que vous aurez avancé en cette vie en œuvres de bien vous sera un jour avantageusement remboursé auprès de Dieu et vous vaudra une récompense accrue.           (73- Celui qui s’enveloppe- 20)

ou celui-ci encore :

- Ceux qui, en secret comme en public, dispensent en aumônes une partie de ce dont Nous les avons pourvus ceux-là doivent compter sur un fonds dont les profits ne tariront jamais. Dieu saura les en rétribuer et les gratifiera d’un surplus de Ses faveurs, car Le Tout- Clément reconnaît toujours les œuvres méritoires.                    (35- Les Anges- 28/29)

S’il passe en revue de semblables versets, le musulman est pénétré de la futilité de ce monde et lui préfère la vie future.

Comment un homme de ce genre, ne dépenserait-il pas de gaieté de cœur ses biens en œuvres pies ? – Comment n’aimerait-il pas le bien et ne préférait-il pas les autres à lui-même, sachant qu’il avance ici-bas, lui sera rendu en mieux qualitativement et quantitativement, dans l’autre monde.

Nous citerons ci-après cinq exemples véridiques d’altruisme et d’amour du bien qui méritent réflexion.

2- Le jour de la bataille de Yarmouk, dit Hodéfa Adaoui, je partis à la recherche de l’un de mes cousins. Je pris de l’eau avec moi, dans l’espoir de le désaltérer s’il était encore vivant et de rafraîchir son visage. Je le trouvai enfin !                                                                                                            « veux-tu boire, lui dis-je ? Il me fit signe que : oui. Non loin de là, un autre gémit. Mon cousin me fit signe d’aller à lui. Je me dirigeai vers lui. C’était Hicham Ben El-As. Veux-tu boire, lui dis-je ? Un autre m’ayant entendu poussa une plainte. Hicham me fit signe d’aller à lui, ce que je fis. Quand je suis arrivé, il était déjà mort. Je revins à Hicham, il était mort aussi. J’allai à mon cousin, il avait déjà rendu l’âme. Que leur fasse miséricorde.

3- Plus de trente personnes, dit-on, se sont réunies chez Abou Hassan Antiaki. Il y avait un nombre de pains insuffisant pour tout le monde. Ils les ont coupés, éteint la lumière et se sont mis à table. Quand la nappe fut levée, les morceaux de pain y étaient tous, aucun ne manquait. Les convives n’y avaient pas touché. Chacun avait voulu donner la préférence à son voisin affamé. Un altruisme général !

4- Chacun des deux imams, Boukhari et Moslim, a rapporté le hadith suivant :

Un hôte frappa à la porte du Prophète (sws). Celui-ci n’a rien trouvé chez lui à lui donner. Un Ançarite de passage prit l’hôte avec lui. (Comme le repas était insuffisant), il mit la nourriture devant l’invité, demanda à sa femme d’éteindre la lampe et il fit semblant de manger sans rien goûter jusqu’à ce que l’homme eût fini son repas.                                                                                               Au matin le Prophète (sws) lui dit :

- Dieu est bien ravi de ce que vous avez fait avec votre invité hier soir ! Dieu a révélé à leur sujet ce verset :

- Ils donnent la préférence aux autres fussent-ils eux-mêmes dans le besoin.    (59- L’exode- 9)

5- Un homme rendit visite à Bichr Ben Hareth qui était alité lors de sa dernière maladie. Le visiteur se plaignit au malade de son indigence. Alors, Bichr enleva son vêtement et le lui remit. Puis emprunta un autre qu’il porta jusqu’à la mort.

Ces cinq exemples constituent cinq modèles d’altruisme et d’amour du bien. Nous les avons cités pour édification et pour que leur souvenir vivifie chez le musulman le sentiment de l’amour du bien et l’altruisme afin de poursuivre sa mission morale et exemplaire en sa qualité de croyant dans ce monde.

 

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Published by miss28 - dans savoir vivre
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