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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 17:43

Bismilahir rahmani rahim
Le musulman est compatissant, la pitié est l’une de ses vertus, car la pitié a pour racine la clarté et la pureté de l’âme.

Comme le musulman est toujours partisan du bien et des œuvres pies, loin du mal et de la corruption, il est en perpétuel état de candeur. Un tel homme, la tendresse ne peut l’abandonner.

C’est pourquoi le musulman aime la pitié, prend part au malheur des autres et recommande cette vertu conformément aux prescriptions coraniques qui disent :

« ….Ceux qui rachètent les captifs, nourrissent en temps de disette un parent orphelin ou un pauvre réduit au dénuement, tout en étant du nombre de ceux qui ont la foi, qui s’incitent mutuellement à la constance et à la commisération, ceux-là seront les gens de la droite ! (90- Le Pays- 17-18)

et conformément aux hadiths du Prophète (sws) qui disent :

- Dieu est miséricordieux envers ceux qui ont bon cœur.

- Ayez pitié de ceux qui vivent sur terre, le ciel aura pitié de vous !   (Tabarani et Hakim)

- Celui qui n’a pas pitié des autres, est indigne de la pitié.

- La tendresse ne fait défaut que dans le cœur d’un damné !

- Les croyants, dans leur affection est leur sympathie réciproques sont comparables au corps. Si l’un de ses organes est atteint d’un mal, toutes les autres parties lui répondent par l’insomnie et la fièvre.                                                       (Moslim)

La pitié n’est que tendresse et sympathie. Elle suscite grâce et bonté. Mais elle n’est jamais un sentiment stérile. Elle se traduit, au contraire, à l’extérieur par des actes réels tels que : pardon aux offenses, secours aux angoissés, assistance aux faible, assouvissement de la faim des faméliques, habillement des dénudés, soins aux malades, consolation des affligés et plusieurs autres actes semblables qui sont tous le fruit de la pitié.

Voici des exemples qui concrétisent cette qualité :

1- L’imam Boukhari rapporte qu’Anas dit :                                                                                                          Nous sommes allés, le Prophète (sws) et moi, voir Abou Yousseph, le mari de la nourrice de Ibrahim, fils du Prophète. Ce dernier prit son enfant dans ses bras, le baisa et le flaira.                                          Nous sommes allé encore une autre fois, mais l’enfant était agonisant. Les yeux du prophète (sws) se mirent à verser des larmes. Abderrahmane Ben Aouf lui dit ; « Toi aussi, Prophète de Dieu, tu pleures ! »                                                                                                                                   

Ben Aouf, dit le Prophète(sws), ce sont les larmes de tendresse !

Ensuite, il dit : Les yeux versent leurs larmes, le cœur s’afflige, mais nous ne disons que ce qui plaît à Dieu. Nous sommes bien tristes de ta perte, Brahim !

C’est une marque d’affection de la part du Prophète que d’aller voir l’enfant chez sa nourrice, de l’embrasser et de le flairer. C’est de la tendresse de sa part que de lui rendre visite dans son agonie et de le pleurer.

2- Boukhari a rapporté aussi le fait suivant d’après Abou Horéra qui dit :

- Un homme, poursuivant son chemin, éprouva une soif ardente et descendit dans un puits pour se désaltérer. Quand il remonta, il vit un chien haletant de soif, léchant l’humidité du sol. Ce chien, se dit-il, éprouve la même sensation de soif que moi. Alors, il redescendit, rempli sa chaussure d’eau, la prit par la bouche, remonta et donna à boire au chien. Son geste fut agrée de Dieu qui lui accorda rémission de ses péchés. Sommes-nous récompensés, dirent les compagnons, pour les bienfaits dispensés aux animaux ?

Oui, dit le Prophète(sws), tout bienfait à tout être vivant est rétribué.

C’est aussi une marque de commisération de la part de cet homme  qui prit la peine de descendre dans le puits, d’y puiser de l’eau et de désaltérer ce chien assoiffé.

Si ce n’était pas la pitié qui a ému cet homme, il n’aurait pas agi ainsi. A l’opposé de cet exemple, Boukhari, toujours selon Abou Horéra, rapporte le fait suivant :

- Une femme a mérité les tourments de l’enfer pour avoir empoisonné une chatte et l’avoir laissé mourir d’inanition. Ce fait lui a valu l’enfer.

«  Tu l’as laissée sans boire et sans manger dans sa prison, lui-a-t-on dit, tu ne l’as ni nourrie, ni relâchée pour manger des insectes de la terre ! »

Cet acte est un aspect de sécheresse de cœur, de carence de pitié que l’on ne peut rencontrer que chez un damné.

3 - Boukhari rapporte également ce hadith d’après Katada, il dit :

-Je commence quelquefois la prière, dit le Prophète, avec l’intention de la prolonger. Mais entendant les pleurs d’un petit enfant, je la raccourcis, sachant que ses cris tourmentent la mère

Ainsi, renoncer à allonger la prière à cause des pleurs d’un enfant qui troublent sa mère est un aspect de pitié. C’est un don que la grâce divine attribue aux cœurs des gens compatissants.

4- On raconte qu’un homme insulta Zaîne Abidine (Ben Ali Ben Hoçaîne, petit-fils du prophète) qui se dirigeait vers la mosquée. Ses domestiques accoururent pour le battre. Mais Zaîne les en empêcha. Puis, s’adressant à l’insulteur, il lui dit :

« Homme ! Je mérite plus que ce que tu as dit ! Ce que tu ignores de moi, dépasse de loin ce que tu connais. Si tu veux, je peux te le citer ! »

L’homme rougit.

Zaîne enleva alors son manteau et l’en revêtit. Il ordonna à ses gens de lui remettre mille drachmes.

L’oubli de ces injures et cette charité sont deux marques de bonté de cœur de la part de petit-fils du Prophète (sws).

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Published by miss28 - dans savoir vivre
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