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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 02:53

Bismillahir rahmani rahim

Le cinquième :

 

Incontestablement, le destin d’Allah est un secret dissimulé qui n’est connu qu’après la réalisation de la chose prédestinée et après la volonté de l’individu avant son acte ; par conséquent, sa volonté ne repose pas sur sa connaissance du destin. De là, la justification par le destin est fausse car l’individu ne peut pas se justifier par ce qu’il ne connaît pas !

 

 Par exemple, une personne dit : « Je vais prier car cela m’est prédestiné ». Ce raisonnement est faux puisqu’il est basé sur un élément qu’il ne connaît pas, à savoir le destin !

 

Dans cet exemple, l’individu veut prier ; ceci correspond à sa volonté. Cependant, il ne peut aucunement prétendre que cela lui est destiné car il ignore totalement son destin, et si Allah, Le Connaisseur, lui a prédestiné cette prière. Il ne saura cela qu’après réalisation de cette prière qui est le résultat de son destin voulu par Allah et aussi de sa propre volonté.

 

Le sixième :

 

Nous constatons que l’individu, dans sa vie quotidienne, s’investit avec beaucoup d’opiniâtreté afin de concrétiser ce qui lui semble bon d’entreprendre. Dans ses affaires de tous les jours, il n’abandonne jamais ce qui lui est bénéfique pour ce qui lui serait nuisible en se justifiant par le destin !

 

Pourquoi donc renonce-t-il dans ses affaires religieuses, en se justifiant par le destin, à ce qui lui est profitable pour ce qui lui est néfaste.

 

Les deux situations ne sont-elles pas du même ordre ? ! 

 

 Voilà un exemple qui t’éclaircit ce qui a été cité auparavant :

 

Si un individu se trouve en face de deux voies : La première menant à un pays plein de désordres (meurtres, pillages, attentats à la pudeur, peur, famine...) et la deuxième à un autre pays où règne l’ordre, la sécurité totale, la facilité de vie, le respect des individus, de leur honneur et de leurs biens. Laquelle des deux voies empruntera-t-il ?

 

Celui-ci empruntera certainement la seconde voie qui mène au pays où règne l’ordre et la sécurité. Et il est impossible qu’une personne raisonnable puisse emprunter la voie du pays où règne le désordre et la peur tout en se justifiant par le destin.

 

Mais lorsqu’il s’agit de la vie de l’au-delà, pourquoi donc l’individu emprunte-t-il la voie de l’Enfer au lieu de celle du Paradis, tout en se justifiant par le destin ?

 

 Et afin d’éclaircir d’avantage le sujet, voici un autre exemple :

 

On remarque que lors de l’administration d’un médicament à un malade, celui-ci le prend même s’il ne le désire pas. De plus, on l’empêche de prendre la nourriture qui nuit à sa santé  et celui-ci l’abandonne même s’il en a envie. Tout ce sacrifice est réalisé dans l’espoir d’être guéri et de retrouver une bonne santé ; et il est impossible qu’il s’abstienne de prendre ses médicaments et de manger la nourriture néfaste à sa santé tout en se justifiant par le destin.

 

Pourquoi donc l’individu désobéit aux ordres d’Allah et de Son messager et pratique des oeuvres qu’Allah et Son messager ont interdit tout en se justifiant par le destin ?

 

Ceci est inadmissible et irraisonnable ! 

 

Le septième :

 

Si l’individu qui se justifie par le destin pour abandonner ses devoirs religieux et pratiquer des mauvaises oeuvres était attaqué, volé puis bafoué par une personne justifiant ses actes par le destin, de façon semblable, en disant : « Ne me blâme  pas ! Mon hostilité envers toi était prédestinée par Allah ! ». Celui-ci n’accepterait jamais la justification de son agresseur.

 

Pourquoi donc cet individu n’accepte pas le destin comme justification, lorsqu’il est agressé, alors qu’il l’accepte facilement lors de sa malveillance envers ses devoirs religieux ?

 

 On rapporte que le commandeur des croyants Omar Ibnou El Khattab a ordonné de couper la main à un voleur qui méritait cette sanction. Ce dernier s’exclama et dit : « Attendez  Ô Commandeur des croyants, si j’ai volé ce n’est que par le destin d’Allah ! » Omar lui rétorqua alors : « Saches que nous ne couperons ta main que par le destin d’Allah ! ».

 

La Foi au destin procure de nombreux avantages au croyant :

 

 1- Le musulman compte sur Allah lors de ses actes sans toutefois compter sur les moyens qu’il utilise car toute chose est prédestinée par Allah.

 

2- L’individu ne s’enorgueillit pas lorsqu’il réalise son objectif car sa réalisation n’est autre qu’un bienfait d’Allah qui se résume à la prédestination des moyens de biens et de réussite.

 

Par contre, lorsqu’il se gonfle d’orgueil, il oublie de remercier Allah de ses bienfaits.

 

3- Le musulman trouve la quiétude et le repos de son âme à travers la réalisation de son destin ; par conséquent, il ne s’inquiète pas lorsqu’il manque l’occasion de réaliser ses désirs ou lorsqu’il est touché par un malheur car tout cela n’a lieu que par le destin inéluctable d’Allah Possesseur des cieux et de la terre.

 

A propos de cela, Allah dit :« Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé ; et cela est certes facile à Allah, afin que vous ne vous tourmentiez pas au sujet de ce qui vous a échappé, ni n’exultiez pour ce qu’Il vous a donné. Et Allah n’aime pas tout présomptueux plein de gloriole. »  (Sourate 57 El Hadid/Le Fer -V. 22/23)

 

D’après Abou Yahia Souhaïb Ibnou Sinan, le Messager d’Allah  a dit : « Je m’étonne du cas du croyant, car sa destinée ne lui apporte que du bien, et nul autre que lui n’a cette spécificité : Si un bonheur l’atteint, il remercie (Allah) et ceci est un bien pour lui ; et lorsqu’un malheur le frappe, il se montre constant et cela est un bien pour lui ».  Rapporté par Mouslim

 

Deux groupes se sont égarés au sujet du destin :

 

Le premier : EL JABRIYA

Ceux-ci ont dit que les oeuvres de l’individu lui sont imposées sans que celui-ci n’ait de volonté, ni de capacité.

 

Le second : EL QADARIYA

 

Ceux-ci ont dit que l’individu était libre arbitre dans le choix et la capacité de faire ses oeuvres et que la volonté d’Allah n’avait aucune influence sur ses oeuvres.

 

Nous allons tout d’abord réfuter les dires des Jabriya en nous appuyant sur les textes religieux et la réalité des choses :

 

1 - Quant aux textes religieux :

 

Allah a confirmé la volonté et la détermination de l’individu et lui a attribué la capacité d’agir.

 

Allah a dit à ce sujet : 

 

« Il en est parmi vous qui désirent la vie d’ici bas et il en est parmi vous qui désirent l’au-delà. »   (Sourate 3 Al-‘Imran/La Famille de Imran V. 152)

 

« Et dis : La vérité émane de votre Seigneur. Quiconque le veut, qu’il croie, et quiconque le veut, qu’il mécroie. Nous avons préparé, pour les injustes, un Feu dont les flammes les cernent. » (Sourate 18 El Kahf/La caverne V. 29)

 

« Quiconque fait une bonne œuvre, c’est pour son bien. Et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. Ton seigneur, cependant, n’est point injuste envers les serviteurs. » (Sourate 41 Foussilat/Les versets détaillés V. 46)

 

2 - Quant à la réalité des choses :

 

Certes, tout individu différencie ses oeuvres volontaires (telles que le fait de manger, boire, vendre ou acheter...) de ses oeuvres involontaires (telles que le fait de trembler à cause d’une fièvre, de tomber du toit...).

 

Dans le premier cas, l’individu a le choix de pratiquer ses oeuvres par sa propre volonté sans aucune contrainte externe.

 

Dans le deuxième cas, il n’a ni le choix, ni la volonté sur ce qui lui est arrivée.

 

Nous allons, à présent, réfuter les dires des Qadariya par les textes religieux et la raison :

 

A - Quant aux textes religieux :

 

Allah est, par Sa volonté, Le Grand Créateur de toute chose existante.

 

Il a expliqué dans le Saint Coran que les oeuvres des individus ont lieu par Sa volonté.

 

Il a dit à ce propos : « Et si Allah avait voulu, les gens qui vinrent après eux ne se seraient pas entretués, après que les preuves leur furent parvenues ; mais ils se sont opposés : Les uns restèrent croyants, les autres furent infidèles. Si Allah avait voulu, ils ne se seraient pas entretués; mais Allah fait ce qu’Il veut. » (Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 253)

 

 « Si Nous le voulions, Nous apporterions à chaque âme sa guidée. Mais la parole venant de Moi doit être réalisée : J’emplirai l’Enfer de djinns et d’hommes réunis. » (Sourate 32 As-Sajda/La Prosternation V. 13)

 

B - Quant à la raison :

 

L’univers entier appartient à Allah ; et l’être humain, faisant partie de cet univers, appartient lui aussi à Allah. De là, l’esclave ne peut agir à son gré dans le royaume de son Maître que par la permission et la volonté de ce dernier.

 

 Et La Louange est à Allah, Seigneur des mondes, par qui les bienfaits s’accomplissent, et c’est à Lui que nous demandons l’aide. 

 

Et que la prière et la paix d’Allah soient sur Son Messager, sa famille et tous ses compagnons, ainsi que sur ceux qui les ont bien suivis jusqu’au Jour du Jugement.

 

Traduit par Abou Khaoula, et ses frères.

 

Médine, le 01/01/1420 de l’hégire.

 

 

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 02:48

Salam alaykoum

Bismillahir rahmanir rahim

 Le destin (El Qadr), c’est la prédestination d’Allah envers Ses créatures selon Son Savoir antécédent et ce qu’a impliqué Sa Sagesse.

 

La Foi au destin comprend quatre points :

 

1 - EL ’ILM (La Science) :

 

Croire qu’Allah a connu toute chose, de façon globale et détaillée dans un infini passé et futur, soit en relation avec Ses actes ou ceux de Ses serviteurs.

 

2 - EL KITABA (L’Ecriture) :

 

Croire qu’Allah a écrit tout cela sur la tablette préservée auprès de Lui ; et au sujet de ces deux points, Allah a dit :  « Ne sais-tu pas qu’Allah sait ce qu’il y a dans le ciel et sur la terre ? Tout cela est dans un Livre, et cela est pour Allah bien facile. »  (Sourate 22 El Hadj/Le Pèlerinage V. 70)

 

Et dans l’authentique de Mouslim, d’après Abd-Allah Ibn ‘Amar Ibn El-‘Aç : J’ai entendu le messager d’Allah (sws) dire : « Allah a écrit la prédestination de toutes les choses cinquante mille ans avant qu’Il ne crée les cieux et la terre ». 

 

3 - AL MASHIA (La Volonté) :

 

Croire que toute les choses créées n’existent que par la volonté d’Allah ; que ces choses soient reliées aux œuvres d’Allah ou à celles de Ses créatures.

 

Allah dit en ce qui concerne Ses œuvres :  « Ton Seigneur crée ce qu’Il veut et Il choisit. »    (Sourate 28 El-Qasas/Les Récits V. 68)

 

«  (...) Et Allah fait ce qu’Il veut. » (Sourate 14 Ibrahim/Abraham V. 27)

 

« C‘est Lui qui vous donne forme dans les matrices, comme Il  veut. »  (Sourate 3 Al-‘Imran/La Famille de Imran V. 6)

 

 Et Allah a dit en ce qui concerne les oeuvres de Ses créatures : « (...) Et si Allah avait voulu, Il leur aurait donné l’audace (et la force) contre vous, et ils vous auraient certainement combattu. »   (Sourate 4 An-Nissa/Les Femmes V. 90)

 

«  (...) Or si Allah voulait, ils ne le feraient pas. Laisse-les donc, ainsi que ce qu’ils inventent. »(Sourate 6 El An’am/Les Bestiaux V. 137)

 

4 - EL KHALQ (La Création) :

 

Croire que toutes les choses existantes concrètes ou abstraites sont des créatures d’Allah, dans leurs essences, leurs caractères et leurs mouvements.

 

« Allah est Le Créateur de toute chose, et de toute chose Il est Garant. » (Sourate 39 Az Zumar/Les Groupes V.62)

 

«  (...) Et Il a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions. »(Sourate 25 El Fourqane/Le Discernement V.2)

 

Et Il rapporte le dire d’Ibrahim à son peuple :  «  (...) alors que c’est Allah qui vous a créés, vous et ce que vous faites »   (Sourate 37 As-Saffat/Les Rangés V.96) 

 

Donc, la croyance au destin, telle que décrite ci-dessus, ne réfute en aucune façon que l’individu possède une volonté quant au choix de ses actes, et une capacité à les réaliser. D’ailleurs, les textes religieux, tout comme la réalité des choses, en apportent la preuve évidente :       

 

1 - Quant aux textes religieux :

 

 Allah dit au sujet de la volonté :  « Que celui qui veut prenne donc refuge auprès de son Seigneur. »    (Sourate 78 An Naba/La Nouvelle V. 39)

 

« ... Allez à vos champs comme [et quand] vous le voulez ... » (Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 223) 

 

Et Il dit au sujet de la capacité :  « Et craignez donc Allah, autant que vous pouvez, et écoutez, et obéissez .. »  (Sourate 64 Et Taghaboun/La Grande Perte V. 16)

 

 «  (...) Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. » (Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 286) 

 

2 - Quant à la réalité des choses :

 

 Certes, tout individu sait qu’il possède une volonté et une capacité avec lesquelles il agit et délaisse. De plus, il fait bien la différence entre ce qui est le fruit de

 

sa propre volonté - tel que la marche à pieds - et ce qui n’est pas la conséquence de sa propre volonté - tel que les tremblements qui le prennent lorsqu’il est fiévreux -. Cependant, la volonté et la capacité de l’individu ne se manifestent que par la volonté et la capacité d’Allah, comme cela a été affirmé dans Le Saint Coran :

 

«  (...) pour celui d’entre vous qui veut suivre le chemin droit. Mais vous ne pouvez vouloir, que si Allah veut, [Lui], le Seigneur de l’Univers. » (Sourate 81 Et Takwir/L’obscurcissement V. 28-29)

 

 En effet, tout l’univers appartient au royaume d’Allah ; et il ne peut y avoir dans Son royaume une chose qui échappe à Son savoir et à Sa volonté.

 

 De plus, la Foi au Destin, telle que nous l’avons décrite auparavant, ne constitue en aucun cas un argument excusant l’individu, de manquer à ses devoirs ou de commettre des péchés. Dans le cas où il invoquerait cette excuse, celle-ci se verrait frappée d’irrecevabilité et rejetée par nombre d’arguments :

 

Le premier :

 

« Ceux qui ont associé diront : « Si Allah avait voulu, nous ne Lui aurions pas donné des associés, nos ancêtres non plus et nous n’aurions rien déclaré interdit. Ainsi leurs prédécesseurs traitaient de menteurs (les messagers) jusqu'à ce qu’ils eurent goûté Notre rigueur. Dis : Avez-vous quelque science à nous produire ? Vous ne suivez que la conjecture et ne faites que  mentir. »

 

 (Sourate 6 Al An’am/Les Bestiaux V. 148)

 

 Et si le destin pouvait constituer une excuse, alors Allah ne les aurait pas châtiés.

 

Le second :

 

La parole d’Allah : «  (...) en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu’après la venue des messagers il n’y eût pour les gens point d’argument devant Allah, Allah est Puissant et Sage. » (Sourate 4 An-Nissa/Les Femmes V. 165)

 

Si le destin avait été une excuse valable pour les désobéissants, l’envoi des messagers ne l’aurait pas annulée. De plus, nous constatons que même après l’envoi des messagers, leur désobéissance a lieu par le destin d’Allah.

 

Donc, le fait de s’excuser par le destin ne constitue pas pour eux une preuve valable. En effet, il ne reste aucune excuse aux gens d’adorer autre qu’Allah, car Allah a envoyé les messagers pour qu’ils éclaircissent aux gens Sa religion, ce qui Le satisfait, ce qui Le met en colère et le chemin du Paradis et de l’Enfer. Donc, celui qui rejette la religion d’Allah après cela, ne peut que plaindre sa propre personne, car il aura ainsi mérité l’égarement qu’Allah lui a destiné.

 

Le troisième :

 

El Boukhari et Mouslim rapportent d’après Ali Ibnou Abi Taleb que le Prophète  a dit : « A chacun d’entre vous est réservée une place en Enfer ou une au Paradis ». « Ô envoyé d’Allah ! » dirent les compagnons : « Devons-nous alors compter sur ce qui nous a été écrit dans nos registres (qui renferment les bonnes et les mauvaises oeuvres) ? »

 

Alors le prophète (sws) lut la parole d’Allah :

 

« Celui qui donne et craint (Allah) et déclare véridique la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie au plus grand bonheur. Et quant à celui qui est avare, et se dispense (de l’adoration d’Allah)  et traite de mensonge la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie à la plus grande difficulté. » (Sourate 92 - Al-Layl/La nuit V. 5-10)

 

Puis il dit : « Oeuvrez, car toute chose a été rendue facile selon le but pour lequel elle a été créée ». Le prophète (sws) a interdit à l’individu de compter uniquement sur le destin ; par contre, il lui a ordonné de faire des bonnes oeuvres.

 

Le quatrième :

 

Allah a ordonné des choses à l’individu et lui en a interdit d’autres, et Il ne lui a imposé que ce qu’il peut supporter :

 

« Et craignez Allah autant que vous le pouvez . »  (Sourate 64 Et-Taghaboun/La Grande Perte V. 16)

 

« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. » (Sourate 2 Al Baqarah/La Vache V. 286)

 

Si l’individu était contraint de faire quoique ce soit, il aurait été chargé de ce qu’il ne peut supporter ; et ceci est faux ! C’est pourquoi, lorsqu’un individu désobéit par ignorance, par oubli ou par contrainte, il ne lui est compté aucun péché car il est excusé.

 

Le prophète (sws) a dit : « Certes, Allah a pardonné à ma communauté les péchés commis par erreur, oubli ou contrainte ». Rapporté par Ibnou Majah

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 02:36

Salam alaykoum

Bismillahir rahmanir rahim

Dixième condition : Il ne doit pas comporter d’excès

 

Allah(swt) dit : « Et manger et buvez ; et ne commettez pas d’excès »

 

Allah(swt) interdit l’excès et cela ne se limite pas seulement à la nourriture et la boisson, mais concerne bien toute chose. La preuve se trouve dans le hadith suivant : ‘Abdullâh b. al-‘As rapporte que le Prophète (sws) a dit :  « Mangez et buvez, donnez l’aumône et portez [comme vêtement] ce qui ne mène ni à l’excès ni à la vantardise. » [40].

 

L’excès,le gaspillage et l’exagération sans aucune raison ou dans le désobéissance.[41]

 

Et dans son Sunan, Ibn Mâjah y a consacré un chapitre intitulé  « Porte ce que tu veux mais évite l’excès ou la vantardise.

 

 

 

Onzième condition : Ne pas porter de vêtement de renom :

 

Ibn al-Ahîr a dit : « Le renom [ici], c’est montrer quelque chose d’une mauvaise manière jusqu’à ce que les gens la connaissent. »

 

Al-Shawkânî (qu’Allah lui fasse miséricorde) dit dans « Nayl al-Awtâr » :Le renom, c’est faire voir quelque chose. Cela signifie que sa tenue vestimentaire est connue auprès des  gens pour différence dans la couleur. Alors les gens lèvent leurs yeux pour le regarder et lui se prend d’orgueil devant eux, de vanité et de satisfaction personnelle. »[42].

 

« Le renom, c’est aussi porter un vêtement cher et prestigieux, un habit modeste et peu onéreux, comme celui des ascète et des vertueux, un vêtement différent des autochtones qui l’entourent ou même mettre une tenue qui a appartenu à des signes d’une époque antérieure. Tout cela est interdit.

 

Al-Husayn b. ‘Abd al-Rahmân relate: “Zabîd al-Yâmî portait une tunique et j’entendis qu’Ibrâhîm l’avait blâmé pour cela. Je lui dit : « Mais les gens la portaient autrefois ! »-« Certes, dit-il, mais ceux-ci ont disparu, et si quelqu’un venait à la porter aujourd’hui, il serait populaire auprès des gens et ils le pointeraient du doigt. » [43]

 

Ibrâhîm al-Nakha ‘Î reprimanda donc Zabîd al-Yâmî pour sa tenue vestimentaire, bien que d’autres l’avaient portée à une époque, car cela n’était plus de coutume parmi les gens et était devenu chose étrange. Si alors quelqu’un la portait, il se ferait une renommée, les gens se mettraient à parler de lui et le pointeraient du doigt.

 

Dès lors que l’intention est de se faire connaître par ce que l’on ne possède pas [en réalité], ce hadith du Prophète (sws) est d’application :  « L’orgueilleux pour ce qu’il ne possède même pas est pareil à celui qui porte deux vêtements de mensonge. » [44]

 

Al-Nawawî (qu’Allah lui fasse Miséricorde) explique : « Les savants disent que cela désigne celui qui fait preuve d’orgeuil pour ce qu’il ne possède pas en sorte de montrer quelque chose qu’il ne détient pas en parlant abondamment devant les autres et en se parant de mensonge. Celui-ci est blâmé comme on blâme celui qui porte deux vêtements de mensonge. Abû ‘Ubayd et d’autres ont dit : Il s’agit de celui qui porte les vêtements des ascètes, des dévots et des pieux dans le but de montrer aux gens qu’il possède une telle qualité en laissant apparaître plus de piété et d’ascétisme qu’il n’en a dans son cœur, ceux-ci sont des vêtement de mensonge et d’ostentation. »

 

Parmi cela figure celle qui exagère dans sa tenue vestimentaire voulant suivre la Sunna mais son exagération la pousse dans l’interdiction ou dans l’excès.

 

Le mal et le pêché  qui découlent de l’exagération dans la religion par une chose qu’Allah n’a pas ordonnée ni Son Messager(sws) ne sont rien moindres que ceux qui découlent du laxisme. La solution pour sortir de toute divergence est de se conformer au Livre d’Allah et à la Sunna de Son Messager(sws), ainsi qu’à la voie des prédésseusseurs pieux, selon l’explication des grands imams et des savants vérificateurs.

 

Il est rapporté dans « Masâ’il Ahmad » (1820) selon la version d’Ishâq b. Ibrahim b. Hâni al-Nîsâbûrî : J’entrai auprès d’Ahmad alors que je portais une tunique courte, plus basse qu’à hauteur du genou et plus haute qu’à mi-mollet, il dit alors : « Qu’est-ce cela ! » et le réprouva. Et moi de lui dire : « Elle n’a pas encore été repassée[45], c’est pour cela qu’elle est ainsi ». Il dit alors : « C’est une Namira [46], elle ne convient pas. »

 

L’Imam Ahmed réprimanda Ishâq b. Hâni’ et le blâma pour sa tenue vestimentaire car elle était exagérément courte, le plus court pour un vêtement étant à mi-mollet. Quiconque exagère dans le raccourcissement aura été injuste.

 

Al-Safârînî rapporte dans Ghadhâ al-Albâb (t.2, p.163) d’après l’Imam Ahmad qu’il vit un homme porter une longue robe à rayures blanches et noires, il dit : « Enlève-la et porte les vêtements de ton peuple…Cela n’est pas illicite mais si tu te trouvais à la Mecque ou à Médine, je ne t’aurais pas blâmé. »

 

Il rapporte aussi qu’Ibn Taymiyya(qu’Allah lui  fasse miséricorde) a dit : « Le renom est interdit, il s’agit de ce avec quoi on désire l’élévation en feignant la modestie. Ainsi, les prédécesseurs détestaient ces deux formes de renom dans la tenue vestimentaire : celle qui était trop longue et celle trop courte. »

 

En conclusion, il incombe à la femme de choisir ce qui est conforme aux conditions légales parmi les tenues des gens de son peuple et de son temps, elle ne doit pas s’imposer de contraire supplémentaire ni du point de vue religieux ni pour se faire belle. Qu’elle prenne la voie du milieu, une ni trop longue ni trop courte.

 

Equivoque et réponse :

 

Il existe de nos jours des gens qui survolent grossièrement les textes pour jeter la confusion dans les cœurs  des Musulmans, les faisant douter dans leur religion et dévalorisant à leurs yeux les pratiques de celle-ci.

 

Parmi ceux-ci, il en est qui disent que l’on trouve dans la Sunna ce qui permet à la femme de sortir de chez elle en étant parfumée.

 

Dans le Sunna d’Abû Dâwud, on trouve ainsi un hadith rapporté par la mère des croyants, ‘Aisha, qui a dit : Nous partions avec le Prophète(sws) à la Mecque, nous enduisions nos fronts de Suk[47] parfumé lorsque nous nous mettions en état de sacralisation et si l’une d’entre nous transirait, il coulait sur son front, le Prophète(sws) le voyait mais ne lui interdisait pas. »

 

Cela laisse donc apparaître qu’elles sortaient en étant parfumées.

 

Cependant cela est tout à fait discutable et rejeté pour les raisons suivantes :

 

Premièrement : Même si le texte était authentique, on peut comprendre qu’elles s’enduisaient le front dans leurs demeures avant de partir à la Mecque ou bien q’elles se trouvaient dans les palanquins de telle sorte que les étrangers ne pouvaient sentir leur odeur, et cela est permis.

 

Deuxièmement :Ce texte, sous cette formation, est marginal [Shâdh] et en contredit d’autres qui sont authentiques. Il est rapporté par Abû Dâwud (1830) d’après al-Husayn b. al-Junayd al Dâmaghânî d’après Abu Usâma d’après ‘Umar b.Suwayd al-Thaqafî d’après ‘Aisha bt.Talha d’après ‘Aisha la mère des croyants…

 

Telle quelle, cette chaîne de transmission semble être authentique mais il y a divergence au sujet de Umar b.Suwayd.

 

Troisièmement :L’interdiction de se parfumer en état de sacralisation est formelle.

 

Abdullâh b. ‘Umar rapporte qu’un homme se leva et dit : « Ô Messager d’Allah ! Que nous ordonnes-tu de porter comme vêtements en état de sacralisation ? »

 

« Ne portez pas de chemise, de pantalon, de turban ni de burnous, exception pour quelqu’un qui n’a pas de sandales de mettre des chaussons mais qu’il les coupe plus court que les chevilles. Ne portez rien qui est touché par le safran ou la mémécyle, la femme en état de sacralisation ne couvre pas son visage et ne porte pas de gants. » [48]

 

 Al-Bukhârî a consacré à ce hadith dans son « Sahîh » un chapitre intitulé : « De ce qui est interdit comme parfum à l’homme et à la femme en état de sacralisation ». ‘Âisha (qu’Allah l’agrée) a dit «  La femme en état de sacralisation ne porte pas de vêtement avec de la mémécyle ou du safran. »

 

Ibn Hajar(qu’Allah lui fasse miséricorde) à dit :

 

« L’homme et la femme sont en cela égaux, les savants n’ont pas divergé là-dessus mais ont divergé au sujet de certains choses : Doivent-elles être considérées comme parfum ou nom ? La raison de l’interdiction du parfum est qu’il pousse aux relations sexuelles et à ses prémices qui annulent l’état de sacralisation. De plus, cela va à l’encontre de l’image de la personne en état de sacralisation, celles-ci est ébouriffée et pleine de poussières. »

 

Il dit également :

 

« La femme est identique à l’homme quant à l’interdiction du parfum, et ce à l’unanimité. »

 

Quatrièmement : Al-Bukhârî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a mentionné ce texte rapporté par ‘Aisha : « La femme en état de sacralisation ne porte pas un vêtement avec de la mémécyle ou du safran. »

 

C’est un texte authentique rapporté par al-Bayhaqî dans al-Sunan al-Kubrâ, t.5,p. 47 avec une chaîne de transmission authentique et dont les termes sont plus nombreux qu’ici.

 

Ce texte va à l’encontre de la version d’Abû Dâwud concernant l’enduit au Suk parfumé, ce que est d’ailleurs une cause de sa faiblesse.

 

Ibn Rajab al-Hanbalî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit dans Sharh ‘Il al-Tirmidhî (p.409)

 

« Règle consernant la faiblesse du hadîth d’un transmetteur lorsqu’il rapporte ce qui contredit son opinion ».

 

 

 

Douzième condition : Ne pas ressembler aux vêtements des égarées

Il est des choses faisant clairement partie de leurs habitudes, par lesquelles elles se distinguent des gens de la Sunna et de l’Unité.

Parmi cela, le fait d’attacher le fait d’attacher le voile au niveau de l’os de la mâchoire inférieure, de même que s’habiller en noir lors de certains occasions.

 

Shaykh  Ibn al-Uthaymîn (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit: S’habiller en noir lors des malheurs est une pratique erronée qui n’a aucun fondement »

 

Cela est appuyé par ce hadith rapporté dans les deux Sahîh d’après Umm ‘Atiyya : « Il nous était interdit d’arrêter de se faire belle suite à un décès au-delà de trois jours, sauf pour celui du mari durant quatre mois et dix jours, ni de mettre du khôl, de se parfumer et de mettre un vêtement teint. »

 

 

 


 

 

[40] rapporté par Ahmad, t. 2, p. 181-182 ; al-Nasâ, t. 5, p. 79 et Ibn Mâjah (3605) avec une chaîne de transmission fiable.

 

L’excès, c’est le gaspillage et l’exagération sans aucune raison ou dans la désobéissance

 

[41] voir al-Nihâya fî gharîb al-Hadîth, t. 2, p. 362.

 

[42] Voir Nayl al-Awtâr, t. 2, p. 91

 

[43] Rapporté par Ibn Abî Shayba dans al-Musannaf, t.5,p. 205 avec  unes chîne de transmission authentique.

 

[44] [Rapporté par al-Bukhârî, t. 3, p.263 ; Muslim, t.4,p.841 (chez al-Nawawî)…

 

[45] littéralement Frappée (N.D.T)

 

[46] longue robe en étoffé de laine de couleur brune ou noire(N.D.T)

 

[47] Sorte de pastilles aromatiques pétries avec de l’eau mêlée d’huile de violette et de musc(N.D.T)

 

[48] Rapporté par al-Bukhâri, t.4,p.63 ; Abû Dâwud (1825) ; al-Tirmidhî, t.3,p.83 et al-Nasâ î, t.5,p.133.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Shaykh 'Amr'Abd al-Mun'im Salîm - dans femme
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 02:33

Bismillahir rahmanir rahim

Le quatrième exemple :

 

 Lorsqu’un homme passa par un village dévasté, il s’étonna qu’Allah puisse redonner la vie à ce village. Alors Allah le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans, puis Il le ressuscita.

 

« Ou comme celui qui passait par un village désert et dévasté : Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort ? dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en lui disant : Combien de temps as-tu demeuré ainsi ? Je suis resté un jour, dit-il ou une partie d’une journée. Non ! dit Allah, tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson : Rien ne s’est gâté ; mais regarde ton âne... Et pour faire de toi un signe pour les gens, et regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair. Et devant l’évidence il dit : Je sais qu’Allah est (Omnipotent) capable de toute chose. »     (Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 259)

 

Le cinquième exemple :

 

 Lorsque Ibrahim demanda à Allah de lui montrer comment Il ressuscite les morts ; Allah lui ordonna d’égorger quatre oiseaux et de les couper, puis d’éparpiller leurs fragments sur les montagnes qui l’entouraient et ensuite de les appeler.

 

Après cela, les oiseaux se reconstituèrent et se dirigèrent en toute hâte vers Ibrahim.  

 

« Et quand Ibrahim dit : « Seigneur ! Montre-moi comment Tu ressuscites les morts, Allah dit : Ne crois-tu pas encore ? Si ! dit Ibrahim ; mais que mon cœur soit rassuré. Prends donc, dit Allah, quatre oiseaux, apprivoise-les (et coupe-les) puis, sur des monts séparés, mets-en un fragment, ensuite appelle-les : Ils viendront à toi en toute hâte. Et sache qu’Allah est Puissant et Sage. »

 

(Sourate 2 El Baqara/La Vache V. 260)

 

 Par conséquent, tous ces exemples concrets et réels prouvent la possibilité de redonner la vie au mort comme cela fut le cas de ‘Issa fils de Maryam (Jésus fils de Marie) à qui Allah a donné la faculté de faire revivre les morts et de les faire sortir de leurs tombeaux par Sa permission.

 

« Et quand Allah dira : Ô Jésus fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Et quand je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Evangile ! Tu fabriquais à partir de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission ; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent : Ceci n’est que de la magie évidente. »                                       (Sourate 5 El Maïda/La Table Servie V. 110)

 

« Et il sera le messager aux enfants d’Israël, [et leur dira] : En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d’un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission d’Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d’Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants ! »                                                  (Sourate 3 El ‘Imran/La Famille d’Imran V.49)

 

3 - Quant aux preuves par la raison, elles se divisent en deux parties :

 

Premièrement :

 

 Allah, Créateur des cieux et de la terre et de ce qu’ils contiennent, a créé la création au départ ; et rien n’empêche celui qui est capable de créer une chose pour la première fois de la recréer une seconde fois.

 

Allah dit : « Et c’est Lui qui commence la création puis la refait ; et cela Lui est plus facile. Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. C’est Lui le Tout Puissant, le Sage. »  (Sourate 30 Er Roum/Les romains V.27)

 

« Tout comme Nous avons commencé la première création, Nous la  répéterons. » (Sourate 21 El Anbiya/Les Prophètes V. 104)

 

 Et Il a répondu à celui qui reniait le fait que les os réduits en poussières puissent revenir à la vie par :

 

« Dis : Celui qui les a créés une première fois, leur redonnera la vie. Il Se connaît parfaitement à toute création. »      (Sourate 36 Ya Sin V. 79)

 

Deuxièmement :

 

La terre aride, dénuée de verdure, redevient fertile et pleine de magnifiques couples de végétaux lorsque la pluie tombe sur elle.

 

Par conséquent, Celui qui l’a rendue fertile alors qu’elle était auparavant aride est tout aussi capable de faire revivre les morts.

 

« Et parmi Ses merveilles est que tu voies la terre aride et nue. Puis aussitôt que Nous faisons descendre l’eau sur elle, elle se soulève et augmente [de volume]. Celui qui lui redonne la vie est certes Celui qui fera revivre les morts, car Il est Omnipotent. » (Sourate 41 Fussilat/Les Versets Détaillés V.39)

 

« Et Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie, avec laquelle Nous avons fait pousser des jardins et le grain qu’on moissonne, ainsi que les hauts palmiers aux régimes superposés, comme subsistance pour les serviteurs. Et par elle (l’eau) Nous avons redonné la vie à une contrée morte. Ainsi se fera la résurrection. »   (Sourate 50 Qaf V. 9-11)

 

Un groupe d’égarés a dévié de la voie correcte en reniant les châtiments et délices dans le tombeau, prétendant que cela était impossible du fait qu’ils soient contraire à la réalité. En effet, la justification de leur prétention est que lors de la profanation des tombeaux, le mort ainsi que le tombeau lui-même ne subissent aucune modification, et le tombeau ne s’élargit pas et ne rétrécit pas !

 

 Et cette prétention est rendue nulle et non avenue par les textes religieux, les sens et la raison :

 

 1 - Quant aux textes religieux :

 

 Les textes religieux prouvant l’existence des supplices et délices dans le tombeau ont été mentionnés précédemment d’une façon très explicite.

 

El Boukhari rapporte d’après Ibnou Abbas qu’un jour, le prophète(sws) passa près de deux tombes et dit : « Ces deux hommes subissent des tourments et ce n’est pas pour un péché grave ! Si ! C’est un péché grave ! L’un d’entre eux colportait de la calomnie tandis que l’autre ne se préservait pas de son urine ».

 

 2 - Quant aux sens :

 

 Le dormeur ressent dans ses rêves qu’il jouit de plaisir dans un endroit vaste et magnifique ou qu’il souffre dans un endroit étroit angoissant, qui le pousse parfois à se réveiller.   Et avec tout cela, le dormeur se trouve toujours dans sa chambre, allongé sur son lit. Le sommeil est le frère de la mort, et c’est pourquoi Allah l’a appelé « décès » :

 

« Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles à qui Il a décrété la mort, tandis qu’Il renvoie les autres jusqu'à un terme fixé. »   (Sourate 39 Az Zumar/Les Groupes V 42)

 

3 - Quant à la raison :

 

Le dormeur voit dans ses rêves des visions coïncidant à la vie quotidienne ; il se peut même qu’il voie le prophète(sws) selon sa description physique. Et celui qui rêve ainsi du prophète (sws) peut considérer qu’il a rêvé réellement de lui, tout en se trouvant dans sa chambre allongé sur son lit et loin du monde de ses rêves.Puisque cela est possible dans la vie d’ici-bas, comment ne le serait-il pas dans la vie de l’au-delà ? !

 

Quant à la justification de leur prétention (que lors de la profanation des tombes, le mort ainsi que la tombe ne subissent aucune modification), nous la réfutons en nous appuyant sur plusieurs arguments :

 

Le premier :

 

 Il est interdit de contredire les textes religieux par ce genre d’ambiguïtés.

 

Si le contradicteur prêtait réellement une attention aux textes religieux, il saurait pertinemment que ces ambiguïtés sont réfutables.

 

Comme dit si bien un poète :

 

« Ô ! que de paroles vraies sont critiquées Et tout ça à cause d’une compréhension erronée »

 

Le second :

 

Dans le monde du Barzakh (monde intermédiaire entre la mort et le Jour de la Résurrection), les situations appartiennent au monde invisible qui est imperceptible par les sens. Et si celles-ci étaient réellement perceptibles par les sens, la foi au monde du Barzakh ne serait d’aucun profit. Alors, le croyant au monde invisible ne se distinguerait pas des renieurs de ce monde invisible !

 

            Le troisième :

 

Seul le mort perçoit réellement les châtiments, les délices, l’élargissement et le rétrécissement de la tombe.

 

Et sa perception est similaire à celle du dormeur dans le monde des rêves ; en effet, le dormeur au moment de ses rêves se voit dans un endroit étroit et angoissant, ou bien, vaste et magnifique, tout en étant allongé sur son lit et enveloppé de sa couverture. Pour son entourage, il n’a pas bougé de son endroit initial.

 

La situation du dormeur est comparable à la situation du prophète lorsqu’il recevait la révélation et ses compagnons se trouvant autour de lui n’entendaient rien du tout. Parfois même, un ange se présentait à lui sous la forme d’un homme et conversait avec lui sans que ses compagnons ne puissent percevoir ou entendre quelque chose.  

 

Le quatrième :

 

 Allah a limité la perception de Ses créatures ; par conséquent, celles-ci ne peuvent percevoir toutes les choses existantes.

 

On note ainsi que les sept cieux et la terre et ce qu’ils contiennent glorifient réellement Allah ; et parfois, Allah choisit de faire entendre cette glorification à certaines de Ses créatures sans que nous puissions la percevoir :

 

« Les sept cieux et la terre et ceux qui s’y trouvent, célèbrent Sa gloire. Et il n’existe rien qui ne célèbre Sa gloire et Ses louanges. Mais vous ne comprenez pas leur façon de Le glorifier. »  (Sourate 17 El Isra/Le Voyage Nocturne V. 44)

 

On note de plus que les djinns (génies), bons et mauvais, font des va et vient sur la terre ; et certains d’entre eux ont écouté le prophète (sws) en train de réciter le Coran. Ensuite, ils ont embrassé l’Islam avant de se diriger vers leurs peuples comme annonciateurs d’une récompense (le Paradis) et avertisseurs d’un châtiment (l’Enfer).

 

Malgré cela, les djinns nous sont invisibles.

 

 « Ô enfants d’Adam ! Que le Diable ne vous tente point, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visible leurs nudités. Il vous voit, lui et ses suppôts, d’où vous ne les voyez pas. Nous avons désigné les diables pour alliés à ceux qui ne croient point. »              (Sourate 7 El A’raf V. 27)

 

Si les individus n’arrivent pas à percevoir toutes les choses existantes, il leur est alors interdit de renier ce qui a été confirmé à propos du monde invisible.

 

N.B. : Les djinns sont des créatures créées à partir de feu et ils appartiennent au monde de l’invisible.

 

Allah a dit : « Et quant au djinn, Nous l’avions auparavant créé d’un feu d’une chaleur ardente. » (Sourate 15 El Hijr V. 27)

 

 « Et Il a créé les djinns de la flamme d’un feu sans fumée. »  (Sourate 55 Er Rahmane/Le Tout Miséricordieux V. 15)

 

Et l’imam Mouslim rapporte que le prophète (sws) a dit : « Les anges sont créés à partir de lumière, les djinns à partir de la flamme d’un feu sans fumée, et Adam à partir d’argile. »

 

Parmi les djinns se trouvent les diables (chayatines), les représentants du mal par excellence, les vrais ennemis des humains. Ceux-ci sont maudits par Allah, et c’est uniquement par la soumission à Allah que les êtres humains peuvent échapper à leurs mauvaises influences.

 

« La ruse du diable est certes faible. »  (Sourate 4 En Nissa/Les Femmes V.76)

 


[1] Lorsqu’il projette de commettre un pêché, l’individu se trouve face à quatre possibilités : soit

 

1-      il est empêché par une raison quelconque ; alors, il lui sera compté comme une mauvaise action

 

2-      il décide de ne pas le commettre car il considère que c’est mauvais ; il n’a ni péché ni récompense

 

3-      il décide de ne pas le commettre par obéissance et crainte d’Allah ; il lui sera compté comme une action digne d’être recompensée

 

4-      il décide de le commettre ; il lui sera alors compté comme une action répréhensible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:58

Dieu Tout Puissant serait venu sur Terre, dans le ventre d’une femme, serait souillé à la naissance, Dieu circoncis au 8ème jour, 8ème(!), mangerait, subirait l’appel de la nature, dormirait! Dieu, serait ensuite chassé et battu, puis à 33 ans se sacrifierai pour le rachat du péché originel d’Adam qui est en chacun d’entre nous? Qui peut croire en cela? Même des “incultes” vivant dans la brousse n’y croiraient pas. Et l’homme qui a marché sur la lune y croit! C’est extraordinaire. Que Dieu nous préserve de croire en de pareils blasphèmes! Dieu est bien au-dessus de tout ce qu’ils peuvent imaginer, bien au-dessus de nos pauvres conceptions humaines.

Nous musulmans, pensons simplement que Celui qui a conçu l’être humain n’a pas besoin de devenir homme pour nous connaître, tout comme l’homme qui a conçu une voiture n’a pas besoin de devenir une voiture pour comprendre ses problèmes.

Dieu ne peut autoriser quiconque à tromper les gens comme ils le font à travers leur littérature prosélyte, avec les présentations “islamiques” de leurs articles de propagande.
Ils savent que les musulmans, par respect pour la Parole de Dieu, rechignent à se séparer ou jeter des versets coraniques, et ils utilisent ça en remplissant leur littérature de citations coraniques!
Par ailleurs tous les versets coraniques cités ont été retirés de leur contexte, pour leur donner un autre sens!
Ce sont là des armes de pauvres, dépourvus d’arguments, et une honteuse pratique, s’agissant de la foi, de Dieu. S’ils avaient des arguments valables à faire valoir, ils n’auraient pas été obligés d’utiliser des subterfuges pour promouvoir...leur dieu!
Je fais donc appel à votre jugement.

Maintenant, concernant le Coran, ils jouent là sur notre terrain et nous pouvons les inonder de versets dénonçant leurs blasphèmes, leurs falsifications, leur égarement manifeste.
Ils ont cité S5V45 et 46, mais ils oublient que:
- S5V48 dit que le Coran prévaut sur la Thora et l’Évangile
- S5V44 dit que leurs livres ont été falsifiés, pour de vils prix
- S5V77 dit qu’ils sont égarés
- S5V72 et 73 disent que sont mécréants ceux qui croient en la divinité de Jésus (a), de Marie, en la Trinité
- S2V79 précise les conditions et les buts de leurs falsifications
- S19V88-92 condamne fermement l’énorme blasphème de “Fils de Dieu”
- S4V171 condamne vigoureusement la trinité (= associateur)
- S112V3 dit que Dieu n’engendre, ni n’est engendré [grand blasphème]

Vous êtes invité à tout vérifier, autant pour votre simple information que pour les besoins d’une argumentation.
Oui, oui le Coran nous parle de ce qui a été révélé sur Moïse (Moussa), sur David (Daoud), sur Jésus (Issa) - paix sur eux tous -, et nous croyons tous en leur livre. Mais encore faut-il qu’ils nous montrent leur livre à eux, et pas ceux qu’ils présentent dans la Bible, et que même leurs savants n’attribuent pas à ces prophètes!

La Bible nous affirme plus de 700 fois que ni Dieu, ni Moïse n’ont écrit le Pentateuque (les 5 1er livres de la Bible) : “Moïse dit à Dieu” et “l’Éternel dit à Moïse” (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deuteronome). Vérifiez par vous-même. C’est élémentaire. Donc ces livres de la Bible ne constitue aucunement la révélation envoyée sur Moïse (Tawrat) évoquée dans le Coran, mais simplement un ensemble de traditions orales dont les auteurs sont pour la plupart inconnus, et n’importe quel savant chrétien vous le dira.

Pour le Nouveau Testament, le problème est identique pour eux:

1) Pourquoi “Évangile selon Marc, selon Jean, selon Luc” etc...
Parce que leurs propres savants ne sont pas sûr concernant les auteurs. Sinon, ils auraient dit Évangile de Luc,etc... et pas un seul des 4000 manuscrits originaux retrouvés ne porte un nom d’auteur.
Nous n’acceptons pas les évangiles selon Saint-Jean, selon Saint-Luc...Nous acceptons et adhérons totalement à l’Évangile de (Saint) Jésus (a) lui-même! Mais ils ne l’ont pas, il s’est perdu dans la nuit des temps.
Lorsque vous lisez Matthieu 9/9: “En passant plus loin, Jésus (a) vit un homme appelé Matthieu assis au bureau de péage. Il lui dit: suis-moi. Cet homme se leva et le suivit.”, sans aucun effort, on peut conclure que ni Jésus (a) ni Matthieu ne peuvent en être l’auteur, c’est forcément une troisième personne qui a rédigé ce qu’il a vu ou entendu.
Si on ne peut attribuer ces livres aux apôtres de Jésus (a), ni trouver un nom d’auteur sûr pour la plupart des livres de la Bible, comment peut-on soutenir que ce sont là les Paroles de Dieu?
Je vous invite à y réfléchir, ami lecteur.

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Published by Mohammad Amine Alibhaye - dans L‘Islam en ligne de Mire
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:45

Bismillahir rahmanir rahim

Nous croyons que Jésus-Christ a été un des plus grands messagers de Dieu, qu’il a été le Messie, nous croyons à sa naissance miraculeuse, ce que même des chrétiens contemporains rejettent, nous croyons que par la permission de Dieu il a réalisé beaucoup de miracles. Mais nous disons qu’il n’est pas Dieu Tout-Puissant fait homme, qu’il n’est pas le fils engendré par Dieu [engendré est un acte sexuel animal, il est blasphématoire de l’utiliser pour Dieu]. Nous croyons à tout ceci simplement parce que Dieu l’a annoncé dans le Coran.

Dire aussi à ces messieurs:
Ce même Coran auquel vous avez fait si souvent référence, il nous enseigne aussi, que Jésus (a)
n’a jamais été crucifié (S4V157), que par conséquent toute votre théorie sur le salut de notre âme par la seule foi en Jésus (a) est fausse, car s’il n’a pas été crucifié, il n’y pas de Rédemption ni salut, et s’il n’y a pas de salut sur la base de la seule foi, votre dogme principal ainsi que la clé de voûte de votre prêche tombent [“Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” - Jean 3/16 - souvenez-vous de ce verset pour ce qui suivra].
Le Coran nous enseigne que nous sommes individuellement responsables de nos actes, que chaque atome de bien nous sera décompté et chaque atome de mal nous sera décompté. La foi seule ne sauve pas - c’est trop facile - tout comme la faute de l’autre ne nous sera imputée. Nul ne sera lésé devant le tribunal de Dieu, et personne, riche ou pauvre ne pourra se faire racheter ses péchés, sauf pardon divin, nous paierons tous pour nos péchés, mais pas pour ceux des autres. Adam et Eve ne nous ayant rien demandé avant de commettre leur péché, comment Dieu pourrait-il nous punir pour cela ?

A la facilité que vous proposez, le Coran oppose la responsabilité et la cohérence. Chez vous, l’âme qui a péché mourra “ . “ C’est tout!
Chez nous, il aura des comptes à rendre: tous, nous auront des comptes à rendre, croyants et incroyants de toutes nations ou religions.

Concernant l’incarnation ( Dieu fait homme en la personne de Jésus (a)), comment peut-on CROIRE en cela?

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:37

(une certaine quantité des argumentations et des contradictions relevées dans les bibles proviennent des remarquables travaux de notre frère respecté Ahmad Deedat*, grand spécialiste des religions comparées ainsi que du livre Manifestation de la Vérité du respecté Rahmatoullah Al Hindi)

Jésus (a) est massioullah (messie), Mohammad est raçoul ? Comment répondre?
Dans le Coran, en effet, seul Jésus (a) est appelé messie.
Dans leur propre Bible (en hébreu original), le terme “messiah” ou “messie” s’applique à un grand nombre de personnes et d’objets !
Messiah - traduit “Christ” - est un nom commun en hébreu. Traduit en bon français directement, il donnerait “oint” - du verbe oindre -(personne ointe=personne consacré par l’onction, sur qui on a frotté une huile sainte pour le consacrer). Mais si on traduit en grec, messie devient christos d’où Christ en français.
Donc tous les “messiah” de l’hébreu original de la Bible (Ancien Testament) auraient dû être traduits par “oint”! Eux les traduisent Messie ou Christ quand il s’agit de Jésus (a), et oint dans les autres cas. Ainsi, le simple croyant ne les associe pas à Jésus (a)!
On joue avec la traduction de la Bible. C’est un jeu!
ex: Génèse 31/13: monument oint (messiah)
(= monument christ!)
ex: Esaïe 45/1: “Ainsi parle l’éternel à son oint, à Cyrus.” (=Christ Cyrus)
Dieu s’adresserai au roi païen de Perse comme à son messie, son Christ!
Autres ex: Lévitique 8/10 - Ezékiel 28/14 etc...
Donc, en résumé, dans leur Bible, le mot messie ou christ est utilisé pour de nombreuses personnes ou choses! Donc dans ce cadre il n’a aucune valeur de supériorité. [cette explication concernant les mots Christ, messie, oint, se trouve simplement à Matthieu 1 en notes de bas de pages!]
Dans le Coran, Abraham (a), Moïse (a), Jacob (a) etc. sont tous des “raçoul”, Mohammad (Paix et bénédiction sur lui) n’est pas le seul raçoul!
Raçoul ou Massioul n’indique donc aucune notion de classement, de hiérarchie. Lorsqu’on dit par ex. “Alexandre le Grand”, personne ne dit que tous les autres chef sont petits! Dans le Coran, Abraham est Khalîloullah (= ami d’Allâh), cela veut-il dire que les autres prophètes sont les ennemis d’Allâh? Il s’agit simplement du fait que certains termes s’appliquent plus aux uns plutôt qu’aux autres.

Voyons maintenant les miracles de Jésus (a) par rapport à “l’absence” de miracle chez Mohammad (PBSL). Qu’est-ce qui est mieux?
- Ne pas croire après avoir vu des miracles, ( la Bible atteste de l’incrédulité des propres disciples de Jésus (a)), comme c’est le cas de la majorité des chrétiens (la religion, ce n’est pas juste un baptême et le mariage).
- Ou croire sans avoir vu de miracles, et ce même 1400 ans après, comme c’est le cas chez les musulmans.
Le miracle induit forcément une notion d’obligation de croire. Cette foi là n’est pas comparable à la foi pure, c.a.d. de croire sans contrainte aucune, sur les seuls fondements de la confiance en Dieu.

Leurs autres arguments sur la supériorité de Jésus (a) ne soutiennent pas la simple analyse. Il ne s’agit que de simples hypothèses sans valeur ou des trivialités.

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:32

 

Intéressons-nous ici d’abord de ceux d’entre nous qui ont directement ou indirectement (mailing) été contactés, donc les trois premières catégories de musulmans susmentionnées.
Nous, donc victimes de ce prosélytisme acharné, qu’avons-nous à leur opposer? Avons-nous la seule force de notre foi?

Non. Nous avons les faiblesses de leurs croyances et notre bouclier d’airain: le Coran.
Et ce dernier, nous a déjà dit ce qu’il faut leur répondre:

 

“Dis: Produisez votre preuve!”
Coran S2 V111

 

Et ils ont sorti leur preuve: la Bible. Leur sainte Bible.
C’est là, toute leur force.
Car, bien entendu, toutes les références qu’ils ont extraites du Coran, l’ont été dans un but manifeste de tromper le musulman faible: elles sont invariablement toutes soit citées hors contexte, soit d’une interprétation douteuse (traduction de Kasimirski par ex.).
Comme il se doit, avant d’étudier leurs arguments, étudions succinctement leurs croyances et leurs bibles, on verra ensuite comment utiliser leurs amples références coraniques et leurs propres livres pour détruire toute leur argumentation de conversion, exposée auparavant.

Leurs bibles
Toutes les bibles se composent en général de 3 parties principales:
l’Ancien Testament (ou “Thora”), les Psaumes (ou “Zabour”), et le Nouveau Testament (traduit “Injil” par EUX). Et chacune de ces parties est composée de “livres”. Le tout rassemblé forment donc les différentes versions de la Bible.
Car il y a en effet plusieurs versions de la Bible. Et il ne s’agit pas de simples problèmes de traduction.
Le problème est double: d’un côté vous avez les différentes éditions de la Bible, avec des versets en plus ou en moins d’une année d’édition sur l’autre, de l’autre vous avez les différentes bibles des grandes églises de la chrétienté: catholique, protestants, orthodoxes etc...Avec de nouveau, cette fois, des livres entiers en plus ou en moins! [catholique: 73 livres - protestante: 66 livres]
Le problème se corse encore plus avec les différentes sectes chrétiennes: les Adventistes, les Témoins de Jéhovah (de loin les plus prosélytes), les Baptistes, les Réformés etc...Chacune récusant tel ou tel dogme de la chrétienté.
Deux bonnes questions se posent déjà:
1) Laquelle de ces bibles est la Parole de Dieu?
2) Dans quelle église reviendra Jésus? Puisque chacune revendique son retour chez elle !

Leurs croyances
Tenant compte de cette diversité de croyances au sein même de la famille chrétienne, essayons d’extraire les dogmes généralement acceptés:
- La divinité de Jésus (a) (Les Témoins de Jéhovah la conteste)
- La Trinité: 3 dieux en un: Jésus le Fils + Dieu le père + le Saint-Esprit (Les Témoins de Jéhovah conteste cette croyance)
- Jésus (a) est le Fils unique engendré par Dieu avant toute la Création
- Le péché originel d’Adam et Eve
- La crucifixion du Christ pour le rachat des péchés (La Rédemption)
- La Résurrection de Jésus (a)
- L’Ascension de Jésus (a)
- La Bible est la Parole de Dieu
- Le Salut par la seule foi en Jésus (a), et grâce au sacrifice du fils unique de Dieu (Jean 3/16)
Voilà en bref leurs principales croyances.

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Published by Mohammad Amine Alibhaye - dans L‘Islam en ligne de Mire
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:29


Aveugles, conduits par un cœur aveugle, nous restons insensibles à tous les signaux de détresse de notre foi.
Pendant ce temps, eux se sont entraînés pour nous absorber. Ils sont devenus experts. Nous sommes devenus des moutons, assis sur notre passé, nos acquis, nos traditions, nos fortunes, priant Allâh pour qu’Il nous aide.
Allâh a aidé le prophète et ses compagnons, mais Il leur a aussi exhorté à s’entraîner avant chaque bataille. Et nous? Sommes-nous meilleurs que notre prophète, pour espérer l’aide d’Allâh sans effort?
L’art de se défendre et celui de la persuasion s’acquiert plus volontiers par l’exercice que par une prière de manchots (= sans sincérité), et lorsqu’on ne fait plus un travail pendant longtemps, on perd l’habitude de le faire, l’art de le faire. Nous avons perdu de notre audace, de notre témérité, de notre impétuosité. Nous n’avons plus fait ce travail de Daawah depuis 1000 ans. D’autres le font!

Cela commence toujours comme cela, d’abord une prédication timide, puis graduellement enhardie, puis vient l’appui médiatique, puis carrément les ouvrages contre l’Islam.

Les chrétiens frappent à nos portes chaque jour et nous jouons aux aveugles. Ils sont structurés, organisés, financés, comme nous le verrons plus loin. Leur littérature de propagande est publié dans les principales langues du monde (y compris et surtout l’arabe).

 

Description des 4 attitudes musulmanes

 

Lorsque ces gens nous visitent, ils sont toujours très polis, bien habillés et très prévenants.
Nous, musulmans, pour ne pas les vexer, les écoutons quelques minutes, puis ils nous laissent toujours un imprimé: dépliants, prospectus, livrets ou même des livres en couleurs, superbement reliés! Outre leur argumentation, maintes fois répétée avant leur prédication, et qui donc peut laisser des traces:
- QUATRE (4) cas peuvent se produire:

1) On jette leur imprimé
Du style: “faut pas regarder ni lire ça!”
Résultat: les enfants, dès que vous êtes partis, vont regarder et lire ça! On ne peut leur en vouloir, c’est naturel!
Qui aujourd’hui peut mesurer l’impact de cette lecture sur des esprits en formation?
Puis, ils reviendront et reviendront encore.

2) On garde “provisoirement” leur imprimé
Du genre: “j’y jetterai un coup d’œil plus tard...On peut s’informer non!”
Passe quelqu’un derrière vous, il voit un petit livre vert, décoré d’arabesque, ou un joli prospectus couleur avec un dôme oriental en première, le tout rempli de références et verset coraniques: d’après vous, que croira t-il à première vue?
Vous avez compris: on appâte le poisson avec ce qu’il aime!
Ces lectures sont pernicieuses, et ils donnent tellement de références coraniques, que...que...
De toute façon, ils reviendront encore et encore...

3) On n’ouvre jamais et on jette tout ce qu’ils glissent dans les boîtes aux lettres.
Ah, que voilà ceux qui sont à l’abri?
Pas si sûr! Ils ne lâchent jamais leur proie.
Dans ce cas, vous recevrez de leur centre de propagation, des U.S.A. souvent, un courrier qui vous est adressé personnellement, en français si vous êtes français, en anglais si vous êtes anglais!
Un courrier, rempli de superbes calligraphies arabes, qui vous contera l’histoire absorbante d’”Abdul Qadir”!

Là, il faut les féliciter!
Extraordinaire organisation: recueil des informations (musulmans, français ou anglais, adresse etc..), centralisation informatisée des informations, mailing de relance où chaque mot, chaque dessin est destiné à faire baisser nos gardes et poursuivre la lecture. Mailing expédié à des millions de musulmans, assurément, car on ne convertit pas 14 millions d’indonésiens sans moyens financiers et humains! On ne finance pas 60000 missionnaires (on ne parle pas des prêtres ou ecclésiastiques, mais des prédicateurs) de par le monde sans moyen ni organisation!
Savez-vous qu’en France, les Témoins de Jéhovah, secte chrétienne, ont des congrégations constituées spécialement d’EX- musulmans (Mulhouse par ex.)? Qu’ils ont converti des musulmans, à la Réunion, en France donc, mais aussi en Afrique francophone?

Par ailleurs, soyez certains qu’il ne s’agit pas de scénario-catastrophes. Rien de tout cela ne relève de la fiction, de l’imagination: toutes les pièces citées existent bel et bien (Réunion, France ou pays francophones) , tout autant que les faits et chiffres avancés. (Voyez leur reproduction infra)

Alors, demandez-vous: Qui est visé? À quel public est destiné tous ces dépliants, toute cette concentration d’énergie? Qu’est-ce qui est dans leur ligne de mire? L’Islam? Non, vous n’y êtes pas.
Crainte ou honte? Ouvrons les yeux: il s’agit de NOUS convertir tous, autant que nous sommes. Et l’Islam est leur point de mire.

4) Les autres musulmans: ceux qui “sont à l’abri”
Enfin il existe une quatrième catégorie de musulmans:
Ceux qui n’ont eu aucune visite, et ne lise rien des littératures susmentionnées, ni reçoivent aucune lettre, car “non-fichés”.
Ceux-là arrivent chez eux, se détendent un peu, font leur salaat (mieux en congrégation), mange avec leur famille, leur femme Fatima, leurs enfants Mohammed, Ibrahim et Khatidjah, puis enfin lisent le journal, regardent la “télé”, puis s’endorment d’un sommeil tranquille pour un repos mérité.
Ouf, ils sont à l’abri, eux, au moins eux.
Hum, hum...Rendez-vous au deuxième chapitre pour la réponse...
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 15:23
langues: la Sainte Bible.
Donc c’est la Bible que vous devez accepter, suivre et obéir. La Bible est le seul chemin qui conduit au ciel !
C’est le Coran qui le dit, et vous venez de le voir vous même!
De plus la Bible est la vraie Parole de Dieu, car Seul Dieu peut prédire l’avenir avec exactitude et précision.

Voyez les prophéties suivantes qui ont été toutes réalisées plusieurs siècles après leur prédiction:
- la chute de Tyr, de Babylone, destruction de Jérusalem, annonce du Messie, naissance de Jésus dans la tribu de Juda (père du Judaïsme) et dans la lignée de David, la trahison de l’apôtre Juda envers Jésus etc...

[Remarquez bien que les dogmes chrétiens qui choquent le plus les musulmans n’ont pas été évoqués: la trinité, la divinité de Jésus (a), Jésus (a) est le Fils engendré de Dieu]

Avons-nous de quoi répondre à ces arguments chocs? A ces arguments qui ferait réfléchir, sinon fléchir, plus d’un de nos frères?

Lisez la suite et voyez si, dans notre intérêt, dans celui de nos enfants,
1) nous devons réagir
2) nous pouvons réagir
3) si oui, comment réagir

Présentation de ce que NOUS faisons
Pendant qu’eux frappent à nos portes, se préparent à nous absorber avec milles artifices, les unes les plus attirantes que les autres (nous le verrons aussi au deuxième chapitre, si Dieu le permet) : que faisons-nous? Nos enfants ?

Nous nous évertuons à étudier comment mettre ou ne pas mettre en pratique tel ou tel rite, comment obtenir les sawaabs. Bref nous soignons les aspects extérieurs de la foi, en rejetant, au mieux négligeant, ce qui en est l’essence même: la foi elle-même. D’un moyen pour obtenir l’agrément d’Allâh, nous en faisons un objet d’amour , une finalité.
Il s’agit de “s’approcher de Dieu, jusqu’à ce qu’il fasse Sa demeure dans nos cœurs”, comme le dit un hadith.

Sommes-nous attaqués trop ouvertement, trop publiquement??
Nous nous faisons fort de nous justifier publiquement.... Nous sommes cependant réduits à nous JUSTIFIER, nous justifier d’être musulmans, nous justifier des préceptes que Dieu nous impose de respecter....nous...jus-ti-fier!
C’est terrible, ce complexe qui nous assaille!
L’esprit complexé, timoré, voit dans la gazelle un tigre. Vrai.
Pour les cœurs épris de foi et d’audace, le lion redoutable semble un mouton. Vrai. Aussi.

Il faut armer nos jeunes en renforçant leur foi, et leur apprendre à privilégier l’aspect intérieur de la foi, vous savez, ce que seul Dieu et vous-même partagez. Privilégier avec eux “le pourquoi” et le “pourquoi faire” sans cependant négliger “le quoi faire” et “le comment faire”.
Les explications donnent de meilleurs fruits que les punitions!

La purification de notre âme, à nous parents, déjà, ne peut s’obtenir que par un grand détachement aux valeurs instituées par une société où seul le quantifiable importe, où le futile est érigé en dogme, et où le spirituel est objet touristique. Ce travail d’apprentissage des VERTUS (pourquoi c’est bon?) de la morale islamique, des VERTUS de son histoire et de ses préceptes, est très important pour comprendre la signification des rites que nous pratiquons. Sinon, nous, nos enfants, nos femmes, ne feront que des gestes creux et sclérosés: frêles et piètres esquisses des pratiques de notre Saint prophète. L’apparence sera certes sauve, mais de quelle foi parle t-on là?
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