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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 17:09

 LA CROYANCE SUNNITE COMPAREE A CELLE DES SHIÎ’ITES :

 

Certes, les gens de la sunna ont leur croyance par laquelle ils se distinguent des autres groupes et tendances car ils ont la foi du juste milieu, ne faisant place ni aux exagérations, ni aux déviations. La Sunna du Prophète(sws).

 

1. La croyance des gens de la Sunna à propos du Qur’an

 

Le Qur’an est le livre d’Allah (swt) qui en a fait une lumière, une guidance et une preuve vis-à-vis de Ses serviteurs, et ce Qur’ân ne comporte ni manquements, ni erreurs. Ses versets sont immuables et tels qu’ils ont été révélés au noble Prophète (sws), sans ajouts ou retranchements et ce, malgré les tentatives répétées des ennemis d’Allah (swt) pour falsifier et répandre le doute à son sujet.

Allah a promis de le préserver. Il a dit/

«  En vérité, c’est Nous qui avons fait descendre le qur’ân, et c’est Nous qui en somme gardien. » [15,9]

 

2. La croyance des shî’ites à propos du Qur’ân

 

Quant aux livres des savants shî’tes, ils affirment tout le contraire de cela :

Hâshim al-Bahrânî, le commentateur shî’ite, l’affirme dans l’introduction de son livre « al-burhân fî tafsîr al-qur’an [1] », le tradionaliste Bâqir al-Majlisî dans son livre « mir’ât al-‘uqûl », le shaykh al-Nûrî al Tabarsî [2] et Ni’mat Allah al-Jazâ’irî  dans son livre « al-Anwâr al-ni’maniyya [3] », ainsi que d’autres savants shî’ites, certifient que le Qur’an a subit des ajouts et des retraits et que des changements y ont été effectués par les compagnons du Prophète (sws).

 

Nûrî al-Tabarsî a rapporté d’après Ni’mat Allah al-Jazâ’iri que les compagnons [4] sont unanimes sur l’authenticité des informations traditionnelles notoires prouvant la falsification du Qur’ân [5] et alkulaynî [6] certifie dans son livre « al-Kâfi » que l’ensemble des versets révélés au Prophète (sws) sont au nombre de 17. 000, sachant précisément que les versets du Qur’ân, qui est en notre possession, approchent des 6000 versets seulement [7].

 

Il certifie également que seuls les imâms ont entièrement assemblé les textes du Qur’ân[8] rapportant d’après Ja’far al-Sâdiq qu’il a dit :

 

« Et nous détenons le Qur’ân de Fâtima. Par Allah, pas une seule lettre de votre Qur’ân ne s’y trouve. » [9]

 

L’auteur de “ Tasîr al-Sâfi” affirme dans son introduction que le Qur’ân ne nous a pas été rapporté dans son entièreté, comme il fut révélé au Prophète Muhammad (sws). Au contraire, il comporte des éléments contraires à ce qu’a révélé Allâh (swt), des changements et falsifications, et plusieurs « hypocrites » en ont supprimé des parties comme le nom de ‘Alî.

Il a dit :

Ils ont également supprimé les termes « familles du Prophète » et les noms de certains hypocrites…Quant à la croyance de nos savants (qu’Allâh leur accorde Sa Miséricorde), à ce propos, il apparaît que « l’autorité de l’Islam », al-Kulaynî (que la terre de sa tombe soit bénie) croyait en la falsification et aux manquements du Qur’ân. » [10]

 

 

Nûrî al-Tabarsî [11] garde toujours une place d’honneur auprès des milieux shî’ites et ses savants malgré l’écriture de « Fasl al Khitâb ».

 

Il affirme avec vif enthousiasme la croyance de la majorité des savants shî’ites, en l’occurrence, la falsification de Qur’ân. Il y a rassemblé 2000 versions, dispersées et éparpillées dans différents livres shî’ites, comme « al-Kâfî » d’al-Kulaynî, rapportant la falsification du Qur’ân [12].

 

Par conséquent, sa récompense fut de l’enterrer dans le plus noble cimitière pour les shî’ites, à savoir la « chambre murtadawite » à Najaf La Sacrée.

Kamâl al-Dîn Maythan al-Bahrâni a dit dans l’explication de « Nahj al-Balâgha » que ‘Uthmân Ibn ‘Affân a rassemblé les gens sur la lecture de Zayd ibn Thâbit, a brûlé les Qur ‘âns et a annulé ce qui, sans aucun doute, faisant partie du Qur’ân.

                             
                                                                                     Abdallâh ibn Sa’îd al-Junayd


[1] 1 Page 49

[2] Auteur du livre « Fasl al-khitâb fî ithbâb tarhrif kitâb rabbi al-arbâb »

[3] Volume 2, page 357.

[4] En l’occurence, les savants shî’ites

[5] .« Fsl al-Khitâb fî ithbât tahrîf kitâb rabbi al-arbâb”,” page 30.

[6] Al-Kulaynî est considéré comme l’auteur du plus important livre shî’ite, réputé comme étant la plus importante source de fondements et applications particulières. Ils considèrent ce livre comme étant meilleur et plus fiable que le livre authentique de Bukhârî.

[7] Al-Kâshânî a dit dans « tafsîr al-Sâfî”, tome 1 page 47:

“Quant à al-Kulaynî, il croyait en la falsification et aux manques du Qur’ân puisqu’il rapportait des versions allant en ce sens dans son livre al-Kâfi. Et il n’a pas été contredit pour cela malgré qu’il ait cité dans le début du livre qu’il avait confiance en ce qui était rapporté. Il en est de même pour son professeur’Alî Ibn Ibrahîm al-Qummî qui a dit.

« …Quant à ce qui diverge avec ce qu’a révélé Allah, nous trouvons : {vous êtes la meilleure communauté (umma) suscitée aux gens.} qui en réalité est : {Vous êtes les meilleurs imâms (a’imma)}

Et pour ce qui est falsifié, il y a les versets suivants :

{Mais Allah témoigne de ce qu’il fait descendre vers toi à propos de Alî} ;

{ Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur à propos de Alî}

{Ceux qui ne croient pas et qui pratiquent l’injustice à l’égard de la famille de Muhammad} »

Voir « Tafsîr al-Qummî » : introduction, page 10.

[8] al-Kâfî «  d’al-Kulanî. “Kitâb al-Hujja”, volume 1, page 427.

[9] “Usûl al-Kâfî”. Volume 1, page 240.

[10] Introduction “Tafsîr al-Sâfî”, pages 14 et 47. Edition de l’année 1399 de l’hégire.

[11] Auteur du livre « Fasl al-Khitâb fî ithbât tahrîf kitâb rabbi al-arbâb ». Imprimé en Iran.

[12] Interprétation de « Nahj al-Balâgha », tome 1, page 11. Imprimé en Iran



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commentaires

mISS28 18/10/2008 15:58

Remarque importantes
·         Très souvent, les commun des gens a du mal à discerner entre les vrais partisans de la Sunna et les faux du fait que tous deux argumentent leurs opinions de textes du Coran et de la Sunna. Ibn Abi al’Izz apporte dans son exégèse du credo de Tahawi un point très significatif qui permet de discerner entre les deux. Il explique que les partisans de la Sunna rassemblent d’abord les textes qui parlent d’un certains point, s’assurent de leur authenticité et de leur compréhension par les saintes générations, puis croient en ce que ces textes indiquent. Les partisans de l’innovation par contre croient d’abord en ce qui leur paraît logique, et ce n’est qu’ensuite qu’ils prospectent dans les textes ce qui pourrait soutenir leurs opinions. Ainsi, ils exhibent les textes qui ont un semblant de concordance avec leurs opinions et rejettent les autres sous prétexte qu’ils sont vagues. L’imam Shatibi dans son remarque ouvrage « al-i’tisam », lui, explique le procédé ainsi : « Les fondements qui régissent la doctrine des partisans de la Sunna- dit-il- sont clairement définis dans les ouvrages de fondements du droit. Les partisans de l’innovation par contre ne se réfèrent guère dans leurs doctrines à des règles précises mais s’accordent en général à des procédés fallacieux tel leur attachement aux textes généraux ou vagues malgré l’existence en la question de textes appropriés. » On peut donner un exemple d’actualité qui explique les paroles de l’erudit : les kharijites s’accrochent constamment dans leur rébellion contre les souverains despotiques aux textes généraux qui prônent la manifestation de sa désapprobation du mal par la force tant que cela est possible et rejettent les textes clairs qui contiennent les recommandations précises du prophète(sws) dans ce genre de situation [131]. Pire encore, ils appliquent souvent à leur  égard et à l’égard du peuple sous leur autorité les textes qui prônent le djihad contre l’ennemi ! Ibn ‘Umar disait de leur ancêtre : « ils ont lu des textes que dieu a fait descendre à l’égard des incroyants puis les ont appliqués contre les musulmans. » [132] 



[131] Voir « Les souverains despotiques »
[132] Rapporté par Bukhari
 
 
·         Les propos du prophète (sws) : « …Soixante-douze d’entre elles iront en enfer. » ne signifient pas que tous les adeptes des sectes hétérodoxes éterniseront en enfer. Ibn Taymiyya ajoute : « …celui qui soutient une telle chose se met en contradiction avec le Coran, la sunna et l’unanimité des érudits de la nation depuis les Compagnons. Jamais l’un d’eux n’a soupçonné toutes sectes d’apostasie. »
2- Irbad Ibn Sariya raconte : « Le prophète (sws) nous a fait un discours très éloquent au point que nos cœurs se sont mortifiés et que nos larmes se sont mises à couler. Nous dîmes : Ô messager de Dieu ! Cela ressemble à un discours d’adieu, fais-nous alors des recommandations. Il nous dit : « Je vous recommande la piété et l’obéissance à vos gouvernants, serait-il un esclave abyssin qu’on vous impose. Celui d’entre vous qui vivra après moi verra d’énormes divergences. Attachez-vous donc à ma sounna et la sunna des califes biens guidés après moi ; mordez-y de toutes vos dents, et faites attention aux innovations car chaque innovation conduit à l’égarement. » (133)



[133] Rapporté par ABU Dawud et autres

miss28 18/10/2008 15:57

La division des musulmans en sectes et partis
Le prophète (sws) a dit : « Sachez que les gens du Livre (juifs et chrétiens) se sont divisés en soixante-douze sectes. Soixante-douze sectes et que cette nation se divisera en soixante-treize. Soixante-douze d’entre elles iront en enfer et une seule ira au paradis. C’est la communauté » [130].
Dans une version explicite de Tirmidhi, le prophète (sws) a dit : « …C’est qui conservera la même doctrine que celle que moi et mes compagnons avons aujourd’hui. »
            Ce hadith authentique de l’avis des traditionnistes anciens et nouveaux est une preuve manifeste de la prophéte de Muhammad (sws) car il indique ce qui s’est effectivement passé après sa mort. Déjà du temps des Compagnons même, plusieurs sectes hétérodoxes, tels les qadarites, les kharijites, et les murdjites…
            Ce hadith indique aussi que seuls ceux qui s’attachent à sa doctrine telle que scrupuleusement conservée dans la Sunna et traduite par ses compagnons après lui sont exempts de l’égarement. Ceux-là  se font appelés « ahl-as-sunna wa-l-djama’a » (les adeptes de la Sunna et de la communauté première) ; c’est le parti des traditionalistes, des juristes et autres érudits qui s’accordent à suivre les traces du prophète (sws) dans les moindres détails et qui condamnent fermement l’innovation religieuse. D’eux, le prophète (sws) disait : « Cette science sera portée à chaque génération par ses hommes les plus dignes ; ils réfuteront les exagérations des fanatiques, les aberrations des ignorants, et les artifices des fraudeurs. »



[130] Rapporté par Abu Daoud et autres